Nouvelles des Amis - Blog Fornax
Fornax publishing: handmade books in letterpress, silk printing... Limited copies. Fornax éditeur: livres à tirage limité en typographie, sérigraphie. Outypopo. Ombre - par cls le 30/08/2025 @ 12:24
![]() Pour faire le lien avec le billet d'avant-hier qui annonçait l’article sur les enseignes de coiffeurs, voici une ombre portée au sol. C’est celle du nom d’une échoppe de barbier, inscrit sur sa vitrine et que la lumière de l'échope a projeté sur l'asphalte du trottoir. Elle est juste dans le bon sens pour que le typo qui passe par là par hasard puisse la lire comme il aurait lu le plomb de sa composition pour vérifier qu'il n'a fait aucune faute. C’est à dire : les caractères la tête en bas puisqu'ils sont à l’envers, afin de garder le sens de lecture ordinaire, de gauche à droite. Fin de la petite leçon de lecture typographique.
Ombre - par cls le 30/08/2025 @ 12:24
![]() Pour faire le lien avec le billet d'avant-hier qui annonçait l’article sur les enseignes de coiffeurs, voici une ombre portée au sol. C’est celle du nom d’une échoppe de barbier, inscrit sur sa vitrine et que la lumière de l'échope a projeté sur l'asphalte du trottoir. Elle est juste dans le bon sens pour que le typo qui passe par là par hasard puisse la lire comme il aurait lu le plomb de sa composition pour vérifier qu'il n'a fait aucune faute. C’est à dire : les caractères la tête en bas puisqu'ils sont à l’envers, afin de garder le sens de lecture ordinaire, de gauche à droite. Fin de la petite leçon de lecture typographique.
(30/08/2025 @ 12:24)
Mosaïque - par cls le 29/08/2025 @ 12:14
![]() Une belle mosaïque pour amuser la galerie. Elle a un peu de vécu, elle a subi des travaux et en a été affectée, mais elle a de beaux restes. Il n’est pas impossible qu’à la suite de nouveaux travaux, elle n’existe plus, alors profitons-en dès maintenant.
Mosaïque - par cls le 29/08/2025 @ 12:14
![]() Une belle mosaïque pour amuser la galerie. Elle a un peu de vécu, elle a subi des travaux et en a été affectée, mais elle a de beaux restes. Il n’est pas impossible qu’à la suite de nouveaux travaux, elle n’existe plus, alors profitons-en dès maintenant.
(29/08/2025 @ 12:14)
Coiffeurs - par cls le 28/08/2025 @ 20:35
![]() Une étude que l’on a voulu sérieuse et divertissante au sujet des enseignes de salons de coiffure. On y travaillait depuis longtemps, on a décidé d’en publier le résultat. L’étude contient beaucoup d'exemples et elle est évolutive. Elle s’augmentera au fur et à mesure des nouvelles trouvailles en la matière. On y accède en cliquant sur l’image ci-dessus.
Coiffeurs - par cls le 28/08/2025 @ 20:35
![]() Une étude que l’on a voulu sérieuse et divertissante au sujet des enseignes de salons de coiffure. On y travaillait depuis longtemps, on a décidé d’en publier le résultat. L’étude contient beaucoup d'exemples et elle est évolutive. Elle s’augmentera au fur et à mesure des nouvelles trouvailles en la matière. On y accède en cliquant sur l’image ci-dessus.
(28/08/2025 @ 20:35)
Pile hollandaise - par cls le 27/08/2025 @ 16:41
![]() Cette ferraille bizarre et toute rouillée qui ressemble à une baignoire mais qui n’en est pas une, du moins pour les bipèdes, est une pile hollandaise. « Mais qu’est-ce donc, mon bon ami, qu’une pile hollandaise ? Il ne me semble pas que du courant électrique circule dans cet immondice... » va-t-on me demander avec un ton précieux et le petit doigt de la main droite levé, vu qu’il est dix-sept heures et que les autres doigts sont occupés à tenir la tasse de porcelaine de Saxe, emplie de darjeeling fumant. Effectivement, il n’a jamais circulé le moindre courant électrique dans cette pile. Elle sert à affiner la pâte à papier pour fabriquer (devinez quoi ?) du papier selon la technique traditionnelle avant qu’on ne l’industrialise. Elle a remplacé la pile à maillets (combinaison de marteaux-pilons en bois, d’où le nom de pile qui vient de piler) dans les moulins à papier. Elle travaille plus vite que la pile à maillets. Celle-là ne sert plus — ou plutôt si : elle sert de décor, hélas ! — en extérieur, devant le musée du papier, à Angoulême. Et c’est bien triste de la voir s’abîmer ainsi, en butte à toutes les intempéries. Rappelons pour ceux qui l’auraient oublié qu’Angoulême, avant d’être la capitale française de la bande dessinée, a été un haut lieu de la fabrication du papier, plutôt de luxe (papier à dessin, papier pour de belles éditions de livres), et du papier fin (papier à cigarettes).
Pile hollandaise - par cls le 27/08/2025 @ 16:41
![]() Cette ferraille bizarre et toute rouillée qui ressemble à une baignoire mais qui n’en est pas une, du moins pour les bipèdes, est une pile hollandaise. « Mais qu’est-ce donc, mon bon ami, qu’une pile hollandaise ? Il ne me semble pas que du courant électrique circule dans cet immondice... » va-t-on me demander avec un ton précieux et le petit doigt de la main droite levé, vu qu’il est dix-sept heures et que les autres doigts sont occupés à tenir la tasse de porcelaine de Saxe, emplie de darjeeling fumant. Effectivement, il n’a jamais circulé le moindre courant électrique dans cette pile. Elle sert à affiner la pâte à papier pour fabriquer (devinez quoi ?) du papier selon la technique traditionnelle avant qu’on ne l’industrialise. Elle a remplacé la pile à maillets (combinaison de marteaux-pilons en bois, d’où le nom de pile qui vient de piler) dans les moulins à papier. Elle travaille plus vite que la pile à maillets. Celle-là ne sert plus — ou plutôt si : elle sert de décor, hélas ! — en extérieur, devant le musée du papier, à Angoulême. Et c’est bien triste de la voir s’abîmer ainsi, en butte à toutes les intempéries. Rappelons pour ceux qui l’auraient oublié qu’Angoulême, avant d’être la capitale française de la bande dessinée, a été un haut lieu de la fabrication du papier, plutôt de luxe (papier à dessin, papier pour de belles éditions de livres), et du papier fin (papier à cigarettes).
(27/08/2025 @ 16:41)
Cathédrale - par cls le 26/08/2025 @ 11:31
![]() Comme dans le billet d’hier, nous sommes à Troyes. Nous avons traversé la place devant la cathédrale pour examiner de plus près l’édifice, plutôt imposant. Nettoyée il n’y a pas très longtemps, cette petite chose gothique est restée dans son jus médiéval. Elle n’a pas été détruite par la Première Guerre mondiale comme la cathédrale de Reims, elle n’est pas purement 21e siècle avec une flèche imaginée au 19e comme celle de Paris. On fait le tour, le nez en l’air comme à notre habitude, et on remarque quelques détails curieux que l’on trouve amusant de vous rétrocéder ici. On a été aidé, il convient de le dire pour être honnête, par une rencontre fortuite qui nous a mis la puce à l’oreille et le doigt dessus (en même temps). Le cochon. Ce brave animal cousin domestiqué du sanglier si cher à Obélix [†] et consorts [*] a des rapports bien particuliers avec les trois grandes religions monothéistes. Rejeté comme impur, et interdit à la consommation par la première et la troisième, il est très bien accepté par la deuxième dont les fidèles ont fait un élément de choix dans leur gastronomie. Antoine en fit son compagnon et ainsi fut promu au grade de saint patron des cochons, puis plus généralement des animaux domestiques. On a la gloire qu’on peut. À ne pas confondre avec l’Antoine de Padoue qui vous retrouve vos clefs de voiture quand vous les avez égarées et que vous devez fissa fissa aller chez le médecin, chez votre amant ou chez votre maîtresse. L’Antoine dont on parle ici, c’est que l’Antoine des cochons et des tentations par un vilain méchant diable. Pour résumer, les catholiques apostoliques et romains qui construisent des cathédrales aiment bien les cochons, pas les autres qui ne sont pas des gens très catholiques, vu du Moyen Âge. Donc, le nez en l’air, on tourne autour de la cathédrale de Troyes pour en admirer les sculptures décoratives et on arrête le regard sur un détail. C’est bien sculpté, c’est joli, c’est bien nettoyé mais pour l’instant, on ne voit pas trop les détails. Faut agrandir encore un peu plus. Là, on voit un cochon de lait qui tétouille une dragonne (une femelle dragon). Pourquoi pas ? C’est la grande solidarité entre les animaux. On a bien vu des chiennes laisser tétouiller des chatons et des louves laisser tétouiller des Romulus et des Rémus. Pourquoi pas des dragonnes et des cochonnets ? J’en entends déjà dire : « Oui, mais les dragonnes, ça n’existe pas ! » Qu’est-ce qu’ils en savent ? Peut-être qu’il n’y en a plus maintenant parce que dans notre stupidité de bipède et fier de l’être, on les a tous exterminés. Ça serait pas la première fois qu’on commettrait des atrocités. Et puis, c’est pas parce qu’on n’a jamais vu un quelque-chose que le quelque-chose n’existe pas. Moi, j’ai jamais vu un Français content, mais pourtant, ça doit exister, quelque part. Autre détail, plus troublant encore. Un petit angelot qui fait son affaire à un cochon. Ça peut paraître choquant à certains yeux pudibonds, mais c’est sur une cathédrale quand même. D’accord, c’est sur le mur de la cathédrale à l’extérieur. On peut faire tout ce qu’on veut à l’extérieur d’une cathédrale, c’est seulement à l’intérieur que c’est sacré, et catholique, et apostolique, et romain comme Romulus qui tétouille une louve. Et puis, ça répond clairement à la question qu’on se posait sur le sexe des anges. Ils ont des petits zizis, les anges, et ils savent s’en servir. Certes, il est vrai que la morale bipédique en général, et la morale chrétienne en particulier réprouvent la bestialité. Il y a même des lois bipédiques qui l’interdisent purement et simplement pour protéger nos frères animaux. On pourrait leur transmettre des maladies vénériennes, et ça serait pas bien. Mais là, on n’a pas affaire à un bipède, on a affaire à un ange. C’est pur, un ange. Ça ne peut pas transmettre une maladie vénérienne. Le cochon, il ne risque rien. Maintenant, reste à savoir si le cochon apprécie le traitement qu’on lui fait. Est-il consentant ? C’est important, le consentement, même chez les cochons. À la tête qu’il fait, sourcils froncés et groin grand ouvert, on dirait bien qu’il n’est pas trop heureux de l’aventure, d’autant plus qu’il est sur un rebord et qu’à cause des trépidations de l’action en cours, il risque de se casser la gueule. En revanche, l’angelot semble prendre son pied et s’ils doivent tomber du rebord, lui, il s’en fout, il a des ailes. À ce stade de notre étude, il faut qu’on se souvienne de l’adage qui affirme qu’en tout homme (bipède de sexe masculin), il y a un cochon qui sommeille. Mon cochon, en ce moment, est bien endormi, c’est pour ça que je peux écrire tout ça. Il n’est pas encore au courant. On verra (!) ça à son réveil. Si je pousse le raisonnement jusqu’au bout à partir de l’adage, on a peut-être affaire ici à une parabole. Le cochon, ça serait l’homme, un homme qui a fait tant de vilenies depuis qu’il existe que les anges n’ont plus d’autre solution pour le remettre sur le droit chemin que de lui transmettre un peu de foutre sacré. Reste à savoir maintenant ce qu’il va pouvoir en faire et si ça va l’améliorer... Allez, on se quitte maintenant, mais avouez que raconter des cochonneries, ça nous change un peu de la typo, non ?
Cathédrale - par cls le 26/08/2025 @ 11:31
![]() Comme dans le billet d’hier, nous sommes à Troyes. Nous avons traversé la place devant la cathédrale pour examiner de plus près l’édifice, plutôt imposant. Nettoyée il n’y a pas très longtemps, cette petite chose gothique est restée dans son jus médiéval. Elle n’a pas été détruite par la Première Guerre mondiale comme la cathédrale de Reims, elle n’est pas purement 21e siècle avec une flèche imaginée au 19e comme celle de Paris. On fait le tour, le nez en l’air comme à notre habitude, et on remarque quelques détails curieux que l’on trouve amusant de vous rétrocéder ici. On a été aidé, il convient de le dire pour être honnête, par une rencontre fortuite qui nous a mis la puce à l’oreille et le doigt dessus (en même temps). Le cochon. Ce brave animal cousin domestiqué du sanglier si cher à Obélix [†] et consorts [*] a des rapports bien particuliers avec les trois grandes religions monothéistes. Rejeté comme impur, et interdit à la consommation par la première et la troisième, il est très bien accepté par la deuxième dont les fidèles ont fait un élément de choix dans leur gastronomie. Antoine en fit son compagnon et ainsi fut promu au grade de saint patron des cochons, puis plus généralement des animaux domestiques. On a la gloire qu’on peut. À ne pas confondre avec l’Antoine de Padoue qui vous retrouve vos clefs de voiture quand vous les avez égarées et que vous devez fissa fissa aller chez le médecin, chez votre amant ou chez votre maîtresse. L’Antoine dont on parle ici, c’est que l’Antoine des cochons et des tentations par un vilain méchant diable. Pour résumer, les catholiques apostoliques et romains qui construisent des cathédrales aiment bien les cochons, pas les autres qui ne sont pas des gens très catholiques, vu du Moyen Âge. Donc, le nez en l’air, on tourne autour de la cathédrale de Troyes pour en admirer les sculptures décoratives et on arrête le regard sur un détail. C’est bien sculpté, c’est joli, c’est bien nettoyé mais pour l’instant, on ne voit pas trop les détails. Faut agrandir encore un peu plus. Là, on voit un cochon de lait qui tétouille une dragonne (une femelle dragon). Pourquoi pas ? C’est la grande solidarité entre les animaux. On a bien vu des chiennes laisser tétouiller des chatons et des louves laisser tétouiller des Romulus et des Rémus. Pourquoi pas des dragonnes et des cochonnets ? J’en entends déjà dire : « Oui, mais les dragonnes, ça n’existe pas ! » Qu’est-ce qu’ils en savent ? Peut-être qu’il n’y en a plus maintenant parce que dans notre stupidité de bipède et fier de l’être, on les a tous exterminés. Ça serait pas la première fois qu’on commettrait des atrocités. Et puis, c’est pas parce qu’on n’a jamais vu un quelque-chose que le quelque-chose n’existe pas. Moi, j’ai jamais vu un Français content, mais pourtant, ça doit exister, quelque part. Autre détail, plus troublant encore. Un petit angelot qui fait son affaire à un cochon. Ça peut paraître choquant à certains yeux pudibonds, mais c’est sur une cathédrale quand même. D’accord, c’est sur le mur de la cathédrale à l’extérieur. On peut faire tout ce qu’on veut à l’extérieur d’une cathédrale, c’est seulement à l’intérieur que c’est sacré, et catholique, et apostolique, et romain comme Romulus qui tétouille une louve. Et puis, ça répond clairement à la question qu’on se posait sur le sexe des anges. Ils ont des petits zizis, les anges, et ils savent s’en servir. Certes, il est vrai que la morale bipédique en général, et la morale chrétienne en particulier réprouvent la bestialité. Il y a même des lois bipédiques qui l’interdisent purement et simplement pour protéger nos frères animaux. On pourrait leur transmettre des maladies vénériennes, et ça serait pas bien. Mais là, on n’a pas affaire à un bipède, on a affaire à un ange. C’est pur, un ange. Ça ne peut pas transmettre une maladie vénérienne. Le cochon, il ne risque rien. Maintenant, reste à savoir si le cochon apprécie le traitement qu’on lui fait. Est-il consentant ? C’est important, le consentement, même chez les cochons. À la tête qu’il fait, sourcils froncés et groin grand ouvert, on dirait bien qu’il n’est pas trop heureux de l’aventure, d’autant plus qu’il est sur un rebord et qu’à cause des trépidations de l’action en cours, il risque de se casser la gueule. En revanche, l’angelot semble prendre son pied et s’ils doivent tomber du rebord, lui, il s’en fout, il a des ailes. À ce stade de notre étude, il faut qu’on se souvienne de l’adage qui affirme qu’en tout homme (bipède de sexe masculin), il y a un cochon qui sommeille. Mon cochon, en ce moment, est bien endormi, c’est pour ça que je peux écrire tout ça. Il n’est pas encore au courant. On verra (!) ça à son réveil. Si je pousse le raisonnement jusqu’au bout à partir de l’adage, on a peut-être affaire ici à une parabole. Le cochon, ça serait l’homme, un homme qui a fait tant de vilenies depuis qu’il existe que les anges n’ont plus d’autre solution pour le remettre sur le droit chemin que de lui transmettre un peu de foutre sacré. Reste à savoir maintenant ce qu’il va pouvoir en faire et si ça va l’améliorer... Allez, on se quitte maintenant, mais avouez que raconter des cochonneries, ça nous change un peu de la typo, non ?
(26/08/2025 @ 11:31)
Dernière mise à jour : 31/08/2025 @ 09:48 |